Robert Gibson Miller fut l’un des grands artisans de l’implantation de l’homéopathie hahnemannienne pure en Écosse à la fin du XIXᵉ siècle et au début du XXᵉ. Né à Glasgow en 1862, il suit une formation médicale classique avant de découvrir l’homéopathie, qui l’attire par sa cohérence théorique et ses succès cliniques. Il devient un praticien passionné, convaincu par l’approche uniciste et l’usage des hautes dynamisations.
Miller est considéré comme un disciple direct de James Tyler Kent, avec lequel il entretient une correspondance suivie et dont il adopte sans réserve la méthode. Il s’attache à appliquer les principes de l’Organon dans leur rigueur originelle : prescription d’un seul remède à la fois, recherche du simillimum par l’étude approfondie des symptômes mentaux, et emploi fréquent de dynamisations très élevées. Il devient ainsi l’un des pionniers du « kentisme » en Europe, contribuant à diffuser cette approche dans les pays anglo-saxons.
Il s’installe comme praticien à Glasgow, où il acquiert une réputation de clinicien subtil, habile à décrypter les cas chroniques complexes. Il y exerce également un rôle pédagogique : plusieurs figures majeures du mouvement homéopathique britannique ont été ses élèves ou ont été influencés par lui, au premier rang desquels Sir John Weir, qui reconnaîtra toujours Miller comme son maître en homéopathie.
Miller fut membre actif de la British Homœopathic Society et publia plusieurs articles dans le Homœopathic World et le British Journal of Homœopathy. Bien qu’il n’ait pas laissé de grand ouvrage théorique, son influence s’est exercée surtout par sa pratique exemplaire et sa fidélité aux principes hahnemanniens.
Il meurt en 1919, à l’âge de 57 ans.
