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Les nosodes et les sarcodes

Posted on 17 janvier 2024

En homéopathie, les remèdes ne proviennent pas uniquement de substances végétales, minérales ou animales ; certains sont élaborés à partir de matières biologiques humaines, que l’on peut classer en deux grandes catégories : les nosodes et les sarcodes. Ces deux types d’extraits ont des origines, des finalités et des usages cliniques distincts, bien que leur préparation réponde aux mêmes règles de dynamisation.

Les nosodes sont des remèdes issus de produits pathologiques : sécrétions infectées, fragments tissulaires malades, virus, bactéries, ou produits morbides tels que le pus ou le sang contaminé. Ils sont utilisés pour agir sur le terrain profond, c’est-à-dire pour désengager une mémoire pathologique, réveiller l’énergie vitale ou lever un blocage chronique. Ils ont souvent une portée miasmatique, et servent à traiter des maladies chroniques, enracinées ou répétitives, souvent d’origine infectieuse ou toxique. Leur usage a été défini dès le XIXe siècle par des pionniers comme Constantine Hering et James Compton Burnett.

En contraste, les sarcodes sont préparés à partir de tissus organiques normaux (animaux ou humains), comme la thyroïde, les ovaires, le foie ou la rate. Ils relèvent de l’organothérapie homéopathique, dont le but est de soutenir une fonction affaiblie, restaurer une physiologie perturbée, ou améliorer l’homéostasie d’un organe. Ce courant, développé notamment en France par Martiny, Tétau et Scimeca, agit moins sur la profondeur pathologique que sur la régulation fonctionnelle.

Les nosodes et les sarcodes répondent donc à deux visions complémentaires de la pratique homéopathique : l’une centrée sur la désinhibition des forces vitales face à une mémoire morbide, l’autre sur la relance douce d’une fonction biologique affaiblie.

Nosodes les plus utilisés

  • Tuberculinum : instabilité chronique, infections ORL à répétition, agitation, besoin de changement, névralgies intermittentes
  • Medorrhinum : troubles précoces ou excessifs, mictions fréquentes, hypersensibilité sexuelle
  • Psorinum : froid extrême, saleté, peau grasse, affections cutanées prurigineuses, asthme, tendance dépressive
  • Carcinosinum : perfectionnisme, épuisement, troubles digestifs, peur du cancer, prédisposition au cancer
  • Syphilinum : ulcérations, autodestruction, douleurs osseuses nocturnes
  • Tinea Capitis : mycoses récidivantes, symptômes cycliques, effort alternant avec abandon

Sarcodes les plus courants

  • Thyroidinum : hypothyroïdie, Hashimoto, fatigue métabolique
  • Hypothalaminum : troubles du sommeil, stress, dérèglement neuroendocrinien
  • Ovarinum : aménorrhée, ménopause difficile, stérilité
  • Pancreatinum : digestion lente, diabète fonctionnel
  • Suprarenalinum (glandes surrénales) : asthénie, hypotension, réaction au stress
  • Hepar (foie) : troubles hépatiques fonctionnels, surcharge digestive

Quelques auteurs de référence

  • H. C. Allen : Materia Medica of the Nosodes (1910), introduit à Psorinum, Medorrhinum, Tuberculinum, Syphilinum.
  • James Compton Burnett : Vaccinosis and its Cure by Thuja, The Cure of Tumours by Medicines
  • J. H. Clarke : Dictionary of Practical Materia Medica (reprend les travaux d’autres auteurs, notamment Burnett)
  • Dr A. Martiny : Traité d’Organothérapie Homéopathique Dynamisée
  • Dr J. Tétau & A. Scimeca : Manuel d’organothérapie homéopathique dynamisée
  • H. Rouy : La médecine homéopathique du terrain

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